Dernière mise à jour :
19 juillet 2018

 

 

Conseils sur l'alimentation

 

Le chat a des besoins spécifiques tout comme n'importe quel être humain. Tout dépend bien évidemment de son âge... Dès que ses dents de lait se mettent à pointer, le chaton est apte au sevrage. Il faut donc commencer cette opération dès la troisième semaine. Cela durera 5 semaines et alternera avec les tétées. Pour que le sevrage soit réussi, il faut faire preuve de patience, de persévérance et procéder par petites étapes. A cinq semaines, son alimentation doit être complétée par des additifs pour le protéger des carences : levure de bière, huile, poudre de calcium vitaminé. C'est à 5 mois qu'apparaissent les canines adultes qui leur permettront de manger tous les types d'aliments. Il est prudent, jusqu'à l'âge de 6 mois, de varier sa nourriture afin d'éduquer son palais à toutes les variétés d'alimentation possible (aliment en boîte humide, croquettes, aliments frais).

Pour la boisson, il convient de laisser en permanence à disposition du chat un bol d’eau fraîche et propre, surtout si son alimentation est à base d’éléments secs comme les croquettes. L’odeur du chlore de l’eau du robinet peut toutefois rebuter l’animal : il faudra donc la laisser décanter. Les chats préfèrent que leur bol d’eau se trouve éloigné de leur nourriture.

Un chat est un «grignoteur». Il divise ses repas en plusieurs fois, un bol de croquette mis à disposition est donc une chose judicieuse.

Enfin, il est conseillé de surveiller le poids de votre chat. Un chat trop maigre peut cacher un ver et un chat un trop gros peut souffrir de son excès de poids au fil du temps. Dans le moindre doute, vous pouvez demander conseil à votre vétérinaire.

 

Que lui donner ?

Les chats sont essentiellement carnivores et ne renieront jamais leur prédation naturelle. En effet, le chat a besoin de taurine, un acide aminé qu’il synthétise en quantité insuffisante et qu’il peut trouver dans la viande. La carence en taurine entraîne chez les chats des troubles oculaires, cardiaques, des déficits immunitaires, ainsi que des problèmes de reproduction chez les femelles.

À cause de cette particularité, le régime alimentaire d’un chat est très différent du nôtre et reste difficile à reconstituer parfaitement à l’aide d’une alimentation ménagère. L’alimentation vendue dans le commerce est donc la meilleure façon d’assurer un apport optimal en taurine, vitamines et oligo-éléments.

Une alimentation basée à 100 % sur les croquettes est possible, mais pas recommandée. Elle a une action détartrante qui contribue à préserver la santé bucco-dentaire de l’animal. Mais il est nécessaire que le chat ait une nourriture humide. Les aliments pour animaux vendus dans le commerce font l’objet de contrôle de qualité, toutefois certains préfèrent opter pour des aliments recommandés et vendus chez les vétérinaires ou dans les animaleries, réputées de qualité supérieure. On trouve désormais des aliments adaptés à l’âge (chaton, chat adulte, chat âgé), la condition physique (chat d’intérieur ou d’extérieur, castré ou non), et la race du chat.

 

Rations pratiques pour chats

Types d'aliments en % Chat de
2,5 kg
Période de gestation Période de lactation Chat de
4 kg
Viande
Riz
Légumes verts
Levure sèche, huile, ...

Ration familiale
Aliment humide
Aliment sec
50
20
20
10

  50 g
  20 g
  20 g
10 g

100 g
130 g
  60 g
  75 g
  30 g
  30 g
  15 g


150 g
200 g
  75 g
150 g
  60 g
  60 g
  30 g

300 g
400 g
150 g
  75 g
  30 g
  30 g
  15g

150 g
200 g
  75 g

 

Les besoins alimentaires du chat adulte

Les besoins énergétiques
Les besoins énergétiques d'un chat diffèrent selon de son mode de vie. Un chat qui sort beaucoup et qui reste dehors une partie de la journée pendant l'hiver aura des besoins plus importants qu'un chat qui passe ses journées à sommeiller sur un confortable canapé. Si votre chat adulte est stérilisé, ses besoins énergétiques sont plus faibles qu'un chat adulte non stérilisé.

Les protéines
Le chat étant un carnivore plus strict que le chien, ses besoins en protéines sont très importants (deux fois plus élevés que ceux du chien). Ces protéines doivent être de bonne qualité et en partie d'origine animale. Les protéines d'origine animale contiennent les acides aminés indispensables à l'épanouissement et au bon fonctionnement de l'organisme. Le chat a des besoins spécifiques de deux acides aminés dont la carence peut provoquer des troubles graves – la taurine et l'arginine.
Sources animales des protéines : viande, poisson, œufs, produits laitiers
Sources végétales des protéines : graisses protéagineuses (haricots, lentilles, pois), graisses oléagineuses (soja, levures)

Les lipides
L'alimentation du chat adulte doit contenir également des graisses (lipides) en quantité suffisante, car elles sont source d'énergie. Certains lipides comme l'acide linoléique ou l'acide arachidonique sont indispensables. Chez les chats castrés ou stérilisés et chez les chats ayant une faible activité physique, la quantité de lipides devra être réduite sous peine de prise de poids.
Pour cette catégorie de nutriments, le chat a aussi des besoins particuliers en :
     - acide linoléïque contenu dans les huiles végétales de maïs ou de pépin de raisin
     - acide arachidonique présent dans les matières grasses d'origine animale : beurre, œufs, huiles de poisson
Ces acides gras jouent un rôle important dans l'intégrité de la peau et la beauté du pelage.

Les glucides ou hydrates de carbone
Les hydrates de carbone (sucres lents) ne sont pas indispensables, et souvent mal assimilés. Le chat est peu réceptif au goût sucré, même si certains d'entre eux consomment des sucreries, ce qui n'est malheureusement pas bon pour leur santé. Le lactose du lait est la plupart du temps mal digéré par le chat adulte, ce qui lui cause des diarrhées.

La taurine
Les viandes constituent les sources naturelles de référence en taurine.

Nécessité de l'apport en taurine :
Elle porte ce nom car elle a été isolée initialement à partir de la bile de taureau. C'est un dérivé d'acide aminé. Elle est synthétisée par le chat mais la plupart du temps en quantité insuffisante. Le chat, par une alimentation carnée, profite de celle que fabrique un autre animal. On comprend sa nécessité lorsque l'on examine les conséquences de sa carence dans un organisme félin.

Conséquences de la carence en taurine :
• Une dégénérescence centrale de la rétine qui commence dès la 3e semaine de carence pour donner des lésions ophtalmologiques décelables dès le 3e mois. La cécité peut devenir totale. L'apport de taurine permet de corriger cette affection.
• Une affection cardiaque dégénérative : la cardiomyopathie dilatée. La taurine est présente dans le muscle cardiaque à des concentrations 100 à 200 fois plus élevées que dans le plasma. Elle agit dans la contractibilité du muscle, comme régulateur osmotique et comme protecteur des membranes cellulaires. L'administration de taurine normalise la fonction cardiaque dans de nombreux cas.
• Des troubles de la reproduction chez la femelle : résorptions fœtales, avortements, déficits pondéraux des chatons, croissances ralenties, anomalies neurologiques, troubles auditifs. Il semble que la taurine ait un rôle dans le développement cérébral.
• Un déficit immunitaire : par diminution des cellules de la lignée blanche et chute des anticorps circulants (gamma-globulines)

Alimentation industrielle :
Il est important qu'un complément en taurine soit systématiquement ajouté aux aliments industriels et ceci en quantités suffisantes pour pallier aux effets de sa carence.

 

Les vitamines et les minéraux

Les besoins en vitamines du chat sont spécifiques, en particulier les besoins en vitamines A, PP, D et en thiamine (B1) sont importants. Par ailleurs, les aliments secs pour chats ont pour la plupart une composition particulière en minéraux qui contribue à la prévention des calculs dans les voies urinaires.

Les vitamines notamment indispensables sont :

• la vitamine A
On trouve la vitamine A
- en rétinol dans les produits laitiers, le foie, la viande, le poisson, les œufs
- en béta-carotène dans les légumes et les fruits
Son rôle est important dans l'organisme :
     - vision : adaptation à l'obscurité
     - peau et pelage : renouvellement des cellules
     - reproduction : synthèse de certaines hormones
     - métabolisme : synthèse des protéines
Si la carence en vitamine A cause des problèmes, un excès est également néfaste à l'organisme.

• la thiamine ou vitamine B1
Les aliments qui en sont le plus riches sont les levures et les germes de blé, on en trouve aussi dans les viandes. La thiamine est une molécule essentielle dans de nombreuses réactions biochimiques permettant la production d'énergie pour la cellule. Elle est surtout indispensable au fonctionnement du sytème nerveux, étant à l'origine de ce qu'on appelle un neurotransmetteur.

• la niacine ou vitamine PP
La niacine prévient la pellagre et contribue à la santé de la peau et à la qualité de la fourrure. La vitamine PP est présente dans la plupart des aliments. Elle existe en quantités particulièrement importantes dans les viandes, poissons. L'activation de la niacine permet à l'organisme de faire fonctionner toutes ses réactions d'oxydoréduction essentielles à la production d'énergie à partir des graisses et des sucres.

• le calciférol ou vitamine D
Les viandes et les végétaux sont dépourvus de vitamine D. Les sources naturelles sont :
     - les huiles de foie de poisson
     - les poissons gras : sardines, thons
     - le jaune d'œuf
     - le lait et ses dérivés
La vitamine D joue un rôle essentiel dans la régulation des métabolismes du calcium et du phosphore :
     - augmentation de l'absorption intestinale du calcium et du phosphore
     - optimisation de la fixation du calcium par l'os
     - diminution des pertes en phosphore au niveau urinaire

• les minéraux
Calcium et phosphore, essentiels à la croissance osseuse, doivent être présents dans un rapport Ca/P compris entre 1 et 1,5. Le chat est très tolérant à l'excès de sel de cuisine (NaCl), s'il dispose d'eau fraîche à volonté. Le besoin en potassium est augmenté lorsque le taux de protéines de la ration est élevé. La carence se traduit par des troubles de la croissance, une léthargie, une faiblesse musculaire...
Un apport minimal de magnésium est nécessaire. Retard de croissance, léthargie, convulsions, faiblesse musculaire sont décrits en cas de carence. Toutefois l'excès peut être tout aussi nocif. Si le pH urinaire est insuffisamment acide (pH>6,5), le magnésium accroît le risque de formation des calculs à phosphates ammoniaco-magnésiens ou «struvite».

 

La nourriture pauvre en céréales

Délaisser les céréales non essentielles à leur alimentation au profit d’autres ingrédients respectant plus leur nature et leurs besoins, voilà la promesse de la nourriture  pauvre en céréales.

Les céréales sont utilisées pour fournir l’amidon qui permet de former les croquettes. L’amidon contenu dans les croquettes sans céréales est composé d’ingrédients à faible indice glycémique comme des légumes, des pois chiches ou des lentilles permettant de former les croquettes, mais également excellente source de vitamines, de minéraux et de fibres.

Un retour au «naturel», c’est-à-dire une alimentation calquée sur ce qu’ingèrent les carnivores à l’état sauvage, c’est-à-dire leurs proies, les souris, essentiellement, pour le chat. Or à l’état sauvage, les carnivores ne mangent qu’une infime quantité de céréales contenues dans le tube digestif des proies qu’ils chassent. Son régime ne doit donc pas trop en contenir.

L’intérêt de la nourriture sans céréales pour un chat réside donc dans le fait qu’idéalement, l’apport énergétique qu’elles représentaient est remplacé par une plus grande présence de protéines animales convenant davantage au régime carnivore de nos félins ainsi qu’une quantité d’amidon plus pauvre.

 

Comment choisir la bonne alimentation ?

Il faut donc regarder avant tout dans la nourriture sans céréales :

  • le taux de protéines animales, en gardant en tête que pour convenir à un carnivore comme le chat, il doit être de 40%
  • quelle quantité de viande fraîche contient-elle et quels types de viande la composent
  • faible en amidon
  • cependant si le taux de cendres est de 10% ou au-dessus, ces protéines sont de mauvaises qualités et ne seront pas digestibles pour l’animal
  • la présence d’acides gras oméga-3, essentiels dans la nutrition de nos fidèles compagnons.

 

Voir : http://www.soignezvotreanimalaunaturel.com