Dernière modification :
22 juillet 2018

 

Les données physiologiques

 

La physiologie est l'étude du fonctionnement de l'organisme. Le chat étant un mammifère, sa physiologie est donc assez proche de celle de l'homme.

Données physiologiques du chat

•  Température rectale : 38°-38,5°C.
•  Fréquence respiratoire : 10-20 mouvements par minute.
•  Pouls (chat adulte) : 110-140 par minute.
•  Pouls (chaton) : 180-200 par minute.
•  Chaleurs : 2 à 4 fois par an en général d'une durée de 6 à 12 jours.
•  Période favorable pour la saillie : pendant les chaleurs du printemps
•  Durée de la gestation : 63-65 jours
•  Âge moyen de la puberté : mâle : 7/12 mois, femelle : 6/8 mois

 

La bonne santé du chat

 

S'assurer de la bonne santé permanente de son chat est une chose très importante.

Tout d'abord, vous pouvez effectuer ce petit test de quelques minutes pour vérifier les principaux points d'hygiène de votre chat. Pour cela, il vous suffit de contrôler ces quelques petites choses :

• la truffe qui doit être humide et sans écoulement.
• les yeux qui ne doivent pas montrer de voilages ou de gènes quelconques (enflement, écoulement...)
• les oreilles qui ne doivent pas être rouges ou boutonnées.
• la bouche qui doit sembler saine et de taille régulière.
• les gencives qui doivent être roses et saines.
• le corps doit être palpé doucement pour détecter tout signe de blessure (coupure, enflure...)
• le pelage doit être sans bourre (touffe de poils formant une boule).
• la peau doit être saine ; le seul moyen de vérifier est de soulever le poil et regarder par la même occasion que votre chat n'a pas de puces (s'il se gratte trop souvent, posez-vous la question)

Vérifiez également de temps en temps le poids de votre chat. Si vous constatez qu'il mange beaucoup sans prendre de poids, demandez conseil à votre vétérinaire pour savoir s'il doit être vermifugé ou pas.

 

Le savoir-faire

 

 

Prendre la température

La température corporelle normale du chat est de 38 à 39°C. Avant de lui prendre sa température, il est utile de lui tâter les oreilles et le nez. S'ils vous paraissent vraiment très chauds, vous pouvez décider de lui prendre sa température avec un thermomètre.
La température est prise dans l'anus. Le mieux c'est de travailler à deux. On place le chat debout sur une table. Une personne maintient le chat immobilisé en le tenant fermement par la peau du cou, l'autre lui soulève la queue et enfonce doucement le thermomètre médical enduit de vaseline de 1 à 2 cm dans l'anus. Le chat a de la fièvre à partir de 40°C, l'hypothermie commence à 36°C. Dans les deux cas il faut immédiatement consulter un vétérinaire.

Il y a différents types de thermomètres qui sont en principe tous utilisables pour les chats. Les plus pratiques sont cependant les thermomètres digitaux bon marché que l'on peut trouver dans toute pharmacie. Les anciens thermomètres à mercure sont aussi utilisables mais ils sont moins pratiques pour cette application et il faut les maintenir plus longtemps enfoncés pour faire la mesure, ce qui est naturellement un gros problème avec les animaux. Avant l'application, il faut bien enduire de vaseline la pointe de mesure du thermomètre afin de la rendre plus glissante.

Administrer des comprimés et des liquides à un chat

Tout d’abord, pensez à vous laver les mains !
Si le chat n’est pas docile, enveloppez-le étroitement dans une couverture afin de ne pas être griffé au cours de l’opération. Maintenez-le dans une position naturelle.
Placez votre main gauche (si vous êtes droitier) sur la tête de l’animal, les doigts et le pouce de chaque côté de la bouche, et ramenez-la doucement en arrière. Ceci permet d’ouvrir la gueule d’un ou deux centimètres. Appuyez sur la mâchoire inférieure, cela ouvrira la mâchoire à pleine capacité. Placez alors le comprimé tout au fond de la gorge, puis fermez la gueule du chat et massez doucement la gorge jusqu’à ce qu’il ait avalé le comprimé.
Souvenez-vous qu’après avoir avalé une pilule, le chat se lèche toujours le nez. Le fait de frotter doucement le nez du chat peut donc l’aider à avaler. Vous pouvez aussi enduire le comprimé ou la capsule d’un lubrifiant, du beurre par exemple.

Pour les liquides, vous les introduirez par le côté de la bouche de votre chat à l’aide d’une seringue (sans aiguille !). Ne lui donnez qu’une petite quantité de médicaments liquides à la fois. S’ils sont avalés trop rapidement, ils pourraient se loger dans les poumons et causer une pneumonie. Tenez bien la tête du chat afin qu’il ne la secoue pas brusquement et ne recrache ses médicaments.

Un petit «truc» pour les médicaments en pâte (vermifuge par exemple) : étalez la noisette de pâte sur la patte avant du chat : il se lèchera pour se nettoyer et avalera ainsi son médicament sans discuter !

Transporter un chat blessé

Si le chaton est assez calme, on peut le porter dans les bras. Pour le soulever, on met une main sous sa poitrine, derrière ses coudes, puis on le maintient contre soi, ses deux pattes avant immobiles. S'il est énervé, mieux vaut le transporter dans son panier, tapissé d'un linge. Il se sentira plus rassuré. En revanche, en cas de fracture ou d'état de choc, le chaton doit impérativement être placé sur une petite civière que l'on confectionne en étalant un linge sur une planche. En mettant une main sous le cou et les épaules de l'animal, l'autre sur son dos au niveau de la hanche, on réussit à le faire glisser sur le brancard improvisé.

Poser un garrot

C'est un geste indispensable lorsqu'une blessure est profonde et que le saignement est important. Le garrot est un pansement d'urgence, constitué d'une bande de tissu de 3 à 5 cm de large, qui comprime la plaie à l'aide d'un petit bâton. On pose cette baguette sur le tissu lorsque l'on a fait deux ou trois tours au-dessus de la plaie. On fixe le bâton en faisant un noeud. On le tourne ensuite pour serrer le garrot si le sang coule encore. Puis on relâche une minute tous les quarts d'heure en tournant le bâton dans l'autre sens.

Le «bouche-à-museau»

C'est un moyen de secourir le chat lorsque celui-ci a été victime d'une fracture grave ou d'un choc violent, et que sa respiration est bloquée. Pour pratiquer la respiration artificielle, on allonge l'animal sur le côté. Il doit avoir la bouche fermée. Pendant trois ou quatre secondes, on souffle dans ses narines. On recommence cette opération une dizaine de fois par minute. Quand les côtes et les flancs du chat recommencent à se soulever et à s'abaisser, c'est réussi. Il ne reste plus qu'à emmener l'animal chez le vétérinaire.

Comment administer des gouttes (ou de la pommade) oculaires au chat :

Enlevez les sécrétions qui se trouvent autour des yeux à l'aide d'un tampon d'ouate imbibé d'eau tiède.
Tenez votre chat couché de côté sur vos genoux ou placez-le sur une table à une hauteur confortable.
D'une main, tenez le flacon entre le pouce et l'index et utilisez l'autre main pour soutenir sa tête.
Renversez la tête de votre chat vers l'arrière. Pour empêcher le chat de cligner des yeux, écartez délicatement les paupières supérieure et inférieure.
Tenez le flacon près de l'œil, sans toucher la surface de l'œil.
En pressant le flacon, déposez les gouttes dans le centre de l'œil, puis relâchez la tête de votre chat.
Votre chat clignera des yeux, ce qui permettra de répartir le médicament sur toute la surface de l'œil.

L'administration de gouttes auriculaires :

•  Maintenir le chat dans la position adaptée.
•  Tirer le pavillon vers soi et vers le haut.
•  Introduire la canule du flacon de médicament dans l'orifice auriculaire.
•  Masser ensuite longuement le conduit auditif

 

La pharmacie du chat

 

L’armoire à pharmacie doit contenir des instruments et des médicaments qui permettent d'intervenir rapidement en cas de blessure ou dès l'apparition des premiers symptômes d'une maladie chez le chat :

▪ antiseptique
▪ antiseptique iodé pour les blessures ouvertes
▪ médicament contre la diarrhée (Pro-Kolin)
▪ gazes stériles : pour désinfecter les plaies mineures ou pour éponger les blessures
▪ coton hydrophile
▪ bandage élastique, très pratique pour faire un bandage compressif lors de saignements
  ou pour immobiliser un membre  lors du transport jusqu’à l'hôpital vétérinaire
▪ sparadrap pour faire le bandage
▪ ciseaux à bandage
▪ paire de gants : pour éviter la propagation de bactéries
▪ pince à échardes pour retirer les épines
▪ pince à épiler à bouts ronds
▪ thermomètre médical
▪ sédatif nerveux
▪ vomitif
▪ bicarbonate de soude
▪ pommade antihistaminique
▪ lotion contre les démangeaisons
▪ pommade pour les coussinets
▪ seringue de 2,5 ml sans aiguille (pour administrer des médicaments liquides par voie buccale) 
▪ solution physiologique (pour nettoyer les paupières) 
▪ huile pour la peau (pour nettoyer les pavillons auriculaires) 

 

Pensez à noter le numéro de téléphone de votre vétérinaire dans l'armoire à pharmacie !