ernière modification :
21 juillet 2018

 

Toilettage et hygiène

 

Le brossage

Qu'elle soit à poil court ou à poil long, la robe du chat doit être régulièrement brossée. Laisser le chat faire sa toilette ne suffit pas, il faut l'y aider.
Les poils du chat tombent tout au long de l'année. Seules des circonstances particulières (maladie, mise bas, stress, etc.) entraînent une chute importante du poil faisant penser à une mue brutale.
Lorsqu'il «fait sa toilette», l'animal peigne sa robe, ordonne les poils et aère sa fourrure. Il humidifie avec sa salive son manteau et régule ainsi sa température corporelle. En effet, la couche d'air enfermée dans la fourrure joue le rôle d'isolant thermique ; elle contribue à maintenir la chaleur du corps. La salive, elle, en s'évaporant, fait baisser une température trop élevée.
Un chat heureux et en bonne santé fait sa toilette spontanément. Il faut aussi peigner la robe d'un chat pour l'aérer, mais aussi pour éliminer les mèches (bourre), cause de démangeaisons, enlever les poils morts pour qu'ils ne soient pas absorbés, mais aussi masser le cuir et ainsi tonifier l'implantation des autres poils.
Pour ce brossage, un peigne métallique est préférable à une brosse ; celle-ci, en effet, se charge très vite en poils et ne fait qu'effleurer la robe. Le peigne, lui, pénètre bien dans toute l'épaisseur.
Chez les Sacrés de Birmanie, à condition qu'ils soient bien entretenus, un massage vigoureux du bout des doigts et à rebrousse-poil permet d'en faire tomber un maximum sans trop gêner l'animal ; la finition se fait alors avec le peigne et dans le sens du poil. Pourquoi à rebrousse-poil ? Parce qu'ainsi le massage de la peau est plus efficace ; les poils morts retenus prisonniers par les autres s'éliminent plus facilement et l'aération de la robe est meilleure.
Il faut habituer le Birman au brossage dès son très jeune âge, en ritualisant l'opération, afin qu'adulte il la tolère facilement. De temps à autre, un poudrage avec un produit démêlant est souhaitable.

Les trichobézoards
De temps à autre, il vomit des «saucisses de poils» (trichobézoards), sortes de bâtonnets de feutre, résultant de leur brassage gastrique. Les chats sont des animaux très propres et très soigneux de leur pelage. Ils passent de longues heures à se toiletter en se léchant sur l'ensemble du corps.
L'inconvénient est que la langue du chat est râpeuse et, de ce fait, elle accroche les poils lors du léchage et contraint le chat à les avaler. Ces paquets de poils s'accumulent dans l'estomac. Les chats à longs poils ou mi-longs comme les Sacrés de Birmanie sont particulièrement exposés à ce phénomène. Trop volumineux pour passer dans l'intestin, ils restent bloqués dans l'estomac. Votre chat les régurgite de temps à autre... pour votre plus grand bonheur !!! Ils sont parfois à l'origine de vomissements ou, plus grave, d'occlusions intestinales. En les brossant régulièrement, on réduit le nombre de trichobézoards.


Les griffes

Couper les griffes de votre chat est important, cela lui évite de faire ses griffes sur les tapis, canapés et autres mobiliers, sans parler de votre peau. Cette opération doit être réalisée au moins tous les mois.
Appliquez une petite pression sur sa patte, avec votre pouce au-dessus de sa patte et votre index en dessous, jusqu’à ce qu’une griffe sorte. Vous devriez être en mesure de voir la partie rose, qui est un petit vaisseau sanguin. Ne coupez surtout pas dans cette partie rose, car cela pourrait être très douloureux pour votre chat et entraîner des saignements. Si vous coupez juste la pointe de la griffe, le «crochet», c’est suffisant.
Il existe plusieurs types de coupe-griffes spécialement conçus pour les animaux de compagnie. Ceux-ci sont mieux adaptés que vos propres coupe-ongles car ils car ils n’écrasent pas la griffe.


Les bains

Il n'est pas hérétique de baigner un chat... à condition de l'y accoutumer très tôt, dès son plus jeune âge. Tout bon éleveur devrait habituer progressivement les chatons au contact de l'eau. Il est cependant possible de le faire plus tard, en commençant par humecter à l'aide d'un gant de toilette, puis d'une éponge, sans contrainte, en créant une situation de jeu. Un chat qui accepte le bain se laisse ensuite facilement shampouiner, ce qui est très intéressant pour les Birmans. Il faut veiller à utiliser des shampooings qui lui sont adaptés. Dans tous les cas, le rinçage doit être abondant et soigneux. Pour le séchage, il suffit de bien le frotter avec un linge de toilette, puis avec le sèche-cheveux, mais à température pas trop élevée.
Avant le bain, le chat devrait être peigné et brossé de haut en bas afin d'enlever le plus possible de poils morts de sa fourrure.
Les bains sont particulièrement utiles pour traiter des affections parasitaires ou dermatologiques. Les chats mâles souffrent souvent de ce qu'on appelle la «queue d'étalon» (accumulation de sébum sur le dessus de la queue, surtout près de la base, glande caudale). Les poils sont alors tellement collés que seul un shampooing peut leur rendre leur aspect lisse et soyeux.


Les yeux

Nettoyer les yeux du chat est nécessaire pour prévenir les infections et veiller à l’hygiène de son animal.
On utilise une solution qui a la même osmolarité que les larmes (sérum physiologique). Vous imbibez un coton avec cette solution et nettoyez doucement le contour de l’oeil en commençant par le coin interne. Évitez de verser directement le produit dans l’oeil : c’est très désagréable pour le chat.


Les oreilles

Une oreille saine est propre et rose pâle ; elle ne dégage aucune odeur et contient très peu de cérumen. Examinez régulièrement les oreilles de votre animal. Si l'aspect des oreilles est vraiment désagréable, il faut les nettoyer non pas avec un produit aqueux (solution, alcool), mais avec un produit gras. Il suffit de tamponner avec un coton le pavillon pour en extraire l'excès de cérumen. L'usage du coton-tige est absolument proscrit. Car, s'il permet de remonter en surface une certaine quantité de «saletés», il en enfouit bien davantage dans le conduit auditif. Un bouchon se forme alors, qu'il faut extraire sous anesthésie générale.


Les dents

Des dents propres et des gencives saines sont indispensables pour les chats qui souffrent souvent de gingivites graves pouvant entraîner la perte des dents.
Pour nettoyer les dents du chat, il est conseillé d’utiliser quotidiennement une pâte dentifrice étudiée pour l’anima que l’on pose sur les gencives sans brosser, car l’hygiène classique journalière avec une brosse est beaucoup plus théorique que pratique. Cela mérite cependant une tentative – dans la mesure où le chat y consent.
Les croquettes antitartre, mélangées à l’alimentation, peuvent concourir à la réduction de la plaque dentaire.


Les soins des dents


 

L'hygiène de la bouche

L'haleine d'un chat est toujours «chargée» et il importe de savoir faire la différence entre une odeur forte, mais normale, et une mauvaise haleine. Celle-ci est due soit à l'élimination par voie orale de déchets de l'organisme pas épurés par les principales voies d'élimination dont dispose l'organisme, comme le foie, les reins, soit à l'activité de bactéries contenues dans le milieu buccal.

L'haleine du chat en bonne santé est simplement fétide. L'atteinte de la denture et des tissus de soutien (périodonte) est directement responsable d'une éventuelle haleine putride, en raison de l'accumulation de tartre et de débris alimentaires qui se décomposent peu à peu. Ce phénomène est très grave pour la santé du chat, dont l'organisme résorbe des toxines exogènes mettant à l'épreuve son foie et ses reins. Quand on connaît la fragilité de ces organes, dont l'atteinte constitue la principale cause de mortalité par maladie chez le chat, on comprend que le bon état de la bouche soit un garant de sa bonne santé.

Pour entretenir convenablement la cavité buccale, on n'a pas encore trouvé mieux que le brossage des dents. Il faut habituer très tôt le chat à cette pratique afin d'obtenir une certaine passivité bienveillante à l'âge adulte...

L'accumulation du tartre résulte de la décantation de sels minéraux contenus dans la salive et dans les débris alimentaires sur la plaque dentaire. Cette plaque, sorte de glue recouvrant les dents, est produite par la dégradation des aliments. Le brossage régulier et l'utilisation d'un dentifrice spécifique ou d'un jet d'eau sous pression limite son développement. La circulation active de la salive, obtenue par la mastication fréquente d'os en peau de buffle ralentit sa minéralisation.

Gencive saine Gencive enflammée (gingivite) Inflammation des tissus supportant les dents (paradontose)

 

Une gencive saine a une couleur rose pâle et entoure fermement les dents. Une gencive enflammée est rouge, légèrement enflée au bord et tend à saigner lorsqu'on la touche. Une odeur forte peut s'en dégager. La 3ème photo montre un cas de paradontose : la gencive rouge et en partie enflée avec de petits saignements s'est déjà atrophiée devant, derrière et entre certaines dents. Ces dents, souvent branlantes, apparaissent plus longues et sont entartrées. Du pus peut sortir des poches de la gencive. La base osseuse de ces dents dans la mâchoire a été perdue en grande partie. Une très mauvaise haleine se dégage.

 

Les caries

La cavité buccale du chat doit être examinée au moins une fois par an par le vétérinaire. La bouche est la porte d'entrée de l'organisme ; à ce titre, elle témoigne de l'état de santé général. Elle est aussi la «main» de l'animal, son principal organe préhenseur. Or, ses dents sont très mal implantées dans les mâchoires, elles se déchaussent facilement et tombent. Elles souffrent aussi d'affections graves telles que les caries. Le chat développe une lésion spécifique appelée carie du collet parce qu'il ne s'agit vraiment d'une carie, même si le résultat est identique.

Cette lésion, qui se développe à la limite de la couronne et de la racine, est cachée par le bord de cette dernière et ne peut être diagnostiquée qu'après une exploration minutieuse. Trop longtemps ignorée, elle entraîne la chute de la dent par un travail de sape sous la gencive.

Un détartrage fréquent permet d'entretenir les structures de soutien de la dent et donc d'en prévenir la chute prématurée. Cette opération se fait sous anesthésie générale de courte durée et sans danger : les produits modernes sont très fiables et sans risques même chez les animaux âgés.